frayer


frayer

frayer [ freje ] v. <conjug. : 8>
freier, froierXIIe; lat. fricare « frotter »
I V. tr.
1Vén. Frotter. Le cerf fraye sa tête, son bois aux arbres.
Vétér. Excorier, enflammer par frottement. P. p. adj. Cheval frayé aux ars.
2(fin XIVe) Cour. Tracer (un chemin) par le passage. P. p. adj. « le sentier frayé dans lequel ils avaient marché jusqu'alors » (Bernardin de Saint-Pierre).
Ouvrir, pratiquer (un chemin) en écartant les obstacles. « écartant les branches pour lui frayer un chemin » (Chardonne). « Jouant des coudes, ils essayent de se frayer un chemin à travers cette marée humaine » (Martin du Gard). Fig. « Une critique créatrice, propre à frayer les voies au drame et au poème » (Paulhan).
II V. intr.
1(1307; la femelle frottant son ventre contre le sable) Déposer ses œufs, en parlant de la femelle du poisson; par ext. Féconder ces œufs, en parlant du mâle. Poisson qui remonte les cours d'eau pour frayer.
2(1740) Fig. Avoir des relations familières et suivies, fréquenter. « Il frayait peu avec ses collègues » (Courteline).

frayer verbe transitif (latin fricare, frotter) Rendre praticable à quelqu'un un chemin, le lui faire en écartant les obstacles. En parlant d'un mâle de cervidé, frotter ses bois contre quelque chose pour les débarrasser de leur velours qui se desquame. ● frayer (expressions) verbe transitif (latin fricare, frotter) Frayer la voie, le chemin, la route à quelqu'un, à quelque chose, faciliter la tâche de quelqu'un, permettre la réalisation de quelque chose : Ce premier succès lui a frayé un chemin vers la députation.frayer (homonymes) verbe transitif (latin fricare, frotter)frayer (synonymes) verbe transitif (latin fricare, frotter) En parlant d'un mâle de cervidé, frotter ses bois contre...
Synonymes :
frayer verbe transitif indirect Littéraire. Avoir des relations suivies avec quelqu'un, le fréquenter : Il restait seul, ne frayant avec personne.frayer verbe intransitif En parlant du poisson femelle, déposer ses ovocytes et, en parlant du mâle, les arroser de laitance pour les féconder. S'user, en parlant d'une pièce de monnaie. ● frayer (difficultés) verbe transitif indirect Conjugaison Les formes conjuguées du verbe peuvent s'écrire avec un y ou un i devant e muet : il fraie ou il fraye, il fraiera ou il frayera. - Attention au i après le y aux première et deuxième personnes du pluriel, à l'indicatif imparfait et au subjonctif présent : (que) nous frayions, (que) vous frayiez. ● frayer (homonymes) verbe transitif indirectfrayer (synonymes) verbe transitif indirect Littéraire. Avoir des relations suivies avec quelqu'un, le fréquenter
Synonymes :
- fréquenter
frayer (homonymes) verbe intransitif

frayer
v.
rI./r v. tr. Ouvrir, tracer (un chemin). Frayer un passage dans la foule.
|| v. Pron. (Réfl. indirect.) Se frayer un chemin.
rII./r v. intr.
d1./d En parlant des poissons, pondre les oeufs ou les féconder.
d2./d Fréquenter. Il fraie avec la canaille.

I.
⇒FRAYER1, verbe.
A.— Emploi trans.
1. Vx. Frotter légèrement.
a) TECHNOL. Frayer une lame (Ac.). En effacer les raies laissées par la meule.
b) MÉD. VÉTÉR., au part. passé. ,,Un cheval frayé aux ars. Qui a une inflammation, des gerçures au pli formé par la réunion des membres antérieurs et de la poitrine`` (Ac. 1835, 1878).
c) VÉN. Le cerf fraye sa tête aux arbres (Ac.), pour détacher la peau de son bois.
2. Usuel
a) Ouvrir (une voie) en piétinant et/ou en repoussant les obstacles. Des talus hauts de cinq pieds qu'il fallait attaquer à la pelle pour frayer un chemin (HÉMON, M. Chapdelaine, 1916, p. 117) :
1. Sur ma demande, on nous promène dans la forêt durant deux heures, le long d'un très petit sentier presque indistinct, où nous précède un indigène armé d'une machette pour frayer la route.
GIDE, Voy. Congo, 1927, p. 704.
[Le suj. désigne un animal] L'éléphant ramasse en avant le poids de son corps pour frayer sa piste à travers la végétation des mares spongieuses (VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p. 108).
Au part. passé. Ils continuèrent leur promenade à travers champs, par des sentiers à peine frayés (ZOLA, M. Ferat, 1868, p. 10). Le chemin frayé dans la neige conduisait aux galeries couvertes (GREEN, Moïra, 1950, p. 239).
Emploi adj. Nous sommes descendus par un chemin facile et très frayé qui serpente sur cette charmante côte (MAINE DE BIRAN, Journal, 1816, p. 193). Prends la première route un peu frayée que tu trouveras là sur ta droite (STENDHAL, Chartreuse Parme, 1839, p. 60).
Emploi subst. TECHNOL. Synon. de ornière. Le passage des roues a pour effet de creuser un frayé permanent (BOURDE, Trav. publ., t. 2, 1929, p. 32).
Rem. En ce sens, l'emploi du fém. semble plus fréq. : une frayée (cf. PLAIS.-CAILL. 1958, CHOPPY 1975) ou fraye (Lar. Lang. fr.).
Emploi pronom. réfl. indir.
♦ [Le suj. désigne une pers.] Lureux avait aperçu le notaire qui se frayait un chemin, péniblement, à travers les rangs pressés des hommes (R. BAZIN, Blé, 1907, p. 261). Un détachement de soldats portant comme insigne des haches croisées sur la manche, se frayent passage (BARBUSSE, Feu, 1916, p. 265).
♦ [P. anal. de comportement; le suj. désigne une chose animée d'un mouvement] :
2. En se frayant à travers chaînes et plateaux les voies capricieuses qu'elles ont adoptées, les rivières n'ont pas encore entièrement réussi à entraîner les couches de marnes et d'alluvions...
VIDAL DE LA BL., Tabl. géogr. Fr., 1908, p. 248.
b) P. métaph. et au fig. Comme aucun génie n'avait encore frayé la route, ce talent eut peine à se faire jour (SAINTE-BEUVE, Tabl. poés. fr., 1828, p. 233). La pioche des démolisseurs fraye la route de l'avenir (DUHAMEL, Notaire Havre, 1933, p. 164).
En partic.
Frayer la voie à qqn. Lui permettre de réaliser son projet en levant les premières difficultés. Frédéric Jacobi (...) a renouvelé le scepticisme de Hume en en changeant le caractère (...) frayant ainsi la route à cette foule de mystiques célèbres (COUSIN, Hist. philos., t. 1, 1829, p. 15). Notre histoire même nous a appris que les Robespierre ont toujours tort de guillotiner les Danton : ils frayent ainsi la voie aux Bonaparte (GUÉHENNO, Journal « Révol. », 1937-38, p. 247) :
3. ... je lui dis : « Bref, je voudrais montrer comment vous avez inscrit Mallarmé dans Racine », ce qui valut à notre entretien un précieux rebondissement et lui fraya la voie à des confidences qu'il ne m'avait jamais faites.
DU BOS, Journal, 1923, p. 226.
Frayer la voie à qqc. La rendre possible. Par là il frayait la voie à une philosophie nouvelle (BERGSON, Évol. créatr., 1907, p. 357). Ceux qui avaient frayé la voie à la République (MAURIAC, Bâillon dén., 1945, p. 435).
P. ext. [Le suj. désigne un inanimé abstr.] La contemplation fraye la voie au consentement (RICŒUR, Philos. volonté, 1949, p. 450).
Emploi pronom. réfl. indir.
♦ [Le suj. désigne une pers.] Je me suis frayé seul ma sanglante carrière (CONSTANT, Wallstein, 1809, I, 1, p. 5).
[Le compl. d'obj. désigne un espace où se tenir] Il lui fallait, à partir de là, déboucher sur le plan diplomatique, se frayer sa place au milieu des alliés (DE GAULLE, Mém. guerre, 1954, p. 181).
P. ext. [Le suj. désigne un inanimé abstr.] Voici que la source bourbeuse se frayait en lui une route lente (MAURIAC, Génitrix, 1923, p. 365).
Emploi pronom. à sens passif. Entre le panthéisme et le dualisme, se frayait une voie sûre, où la théologie naturelle pouvait entrer (OZANAM, Philos. Dante, 1838, p. 248).
B.— Emploi intrans.
1. Dans le domaine de la pisciculture. Féconder ou déposer les œufs (selon qu'il s'agit du poisson ou de sa femelle). Les autres [goujons] montent, pour frayer, des rivières vers les cours d'eau qui s'y jettent (PESQUIDOUX, chez nous, 1923, p. 239) :
4. Je la voyais, sur la plage, faire la sirène, onduler des fesses et se traîner sur le ventre, comme un poisson qui veut frayer, lâcher sa laite ou ses œufs.
MICHELET, Journal, 1860, p. 522.
2. [Le suj. désigne une pers.]
[Avec une connotation parfois condescendante ou péj.] Frayer avec qqn. Avoir avec lui des relations amicales durables, le fréquenter assidûment. Je suis content que M. Barrès de l'Académie française consente à frayer avec les symbolistes (RIVIÈRE, Corresp. [avec Alain-Fournier], 1906, p. 50). Avec les camarades de mon âge, je frayais peu et ne me prêtais à leurs amusements que par affection ou complaisance (GIDE, Porte étr., 1909, p. 507). Il était suffisamment persuadé de sa grandeur pour pouvoir frayer avec n'importe qui (PROUST, Fugit., 1922, p. 663).
Frayer ensemble. Elle va rapporter à Tancogne qu'elle nous a vus frayer ensemble (GENEVOIX, Raboliot, 1925, p. 162).
Emploi abs. Élisabeth détestait qu'on frayât; elle méprisait les autres (COCTEAU, Enf. terr., 1929, p. 72). Il était de caractère ombrageux et ne frayait pas volontiers (GIDE, Journal, 1930, p. 1001).
Rem. La docum. atteste avec ce même sens, l'emploi trans. On le verra frayer les porteurs de lanternes (ARAGON, Rom. inach., 1956, p. 135).
REM. Frayure, subst. fém., vén. Action du cerf qui fraye son bois. Attesté ds la plupart des dict.
Prononc. et Orth. :[] ou p. harmonis. vocalique [], (il) fraie ou (il) fraye [], []. Ds Ac. 1694-1932. Conjug. cf. balayer, bégayer. Étymol. et Hist. 1. Ca 1155 freier « frotter » (WACE, Brut, éd. I. Arnold, 1138), seulement en a. fr., ne subsiste plus que dans l'accept. ichtyol. (1121-34, PH. DE THAON, Bestiaire, 827 ds T.-L.) et en vén. (2e moitié XIIIe s., La Chace dou cerf, éd. G. Tilander, 465, ibid.); 2. 1275-80 « tracer un passage, un chemin [ici fig.] » (J. DE MEUN, Rose, éd. F. Lecoy, 21639); 3. fin XVIIe-début XVIIIe s. « entretenir des relations avec » (ST-SIMON, Mémoires, t. 13, p. 169). Du lat. class. fricare « frotter, polir, étriller ». Bbg. CHAUTARD (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 375.
II.
⇒FRAYER2, verbe intrans.
Vx. Faire des frais, provoquer une dépense. On ne gagne pas à garder son vin. Ça fraye trop (HAMP, Champagne, 1909, p. 120).
Prononc. et Orth. : Cf. frayer1. Étymol. et Hist. 1260 freier (Arch. Mun. S.-Quentin, 68, I ds GDF.); 1359 frayer (Arch. K 47, pièce 58, ibid.). Dér. de l'anc. subst. frait, fret « dépenses, frais » (v. frais2); dés. -er.

1. frayer [fʀeje] v. [CONJUG. payer.]
ÉTYM. XIVe; fraier, XIIIe; freier, v. 1155; du lat. fricare « frotter » (→ Friction), p.-ê. (Guiraud) avec infl. de fraier « fragmenter ».
———
I V. tr.
1 Vx. Frotter.(V. 1354). Spécialt. Vén. || Cerf qui fraye sa tête, qui frotte son bois contre les arbres pour en faire tomber la peau ( Frayoir).
(1606). Excorier, écorcher par frottement.Au p. p. adj. || Cheval frayé aux ars ( Frayement).
(1757). Techn. || Frayer une monnaie, la rogner en imitant l'usure. (1803). || Frayer une lame, la frotter à l'émeri pour effacer les raies laissées par la meule. Creuser une rainure près du dos (de la lame d'un couteau pliant; Fraye).
2 (V. 1360). Mod. et cour. Tracer (un chemin) par le passage (étym., par le frottement des pieds au sol). || Frayer un sentier.Au p. p. adj. || Sentier frayé.Par ext. || Route peu frayée, peu fréquentée.
1 Au bout de quelque temps, ils quittèrent, sans s'en apercevoir, le sentier frayé dans lequel ils avaient marché jusqu'alors, et ils se trouvèrent dans un labyrinthe d'arbres, de lianes et de roches, qui n'avait plus d'issue.
Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, p. 37.
2 C'était, je crois, le soir de la Saint-Barthélemy. À travers les bois, par des routes peu frayées, son petit cheval volait comme au sabbat.
Nerval, les Filles du feu, Sylvie, VII.
(1690, Furetière). Cour. Ouvrir, pratiquer (un chemin) en écartant les obstacles. || Frayer la route à quelqu'un en marchant devant lui (cit. 5).Pron. (réfl. indirect). || Se frayer un chemin dans un bois, un fourré, à coups de hache, de machette, d'épée (→ Épouvante, cit. 3). || Se frayer un chemin dans la foule, à travers la foule, parmi la foule (→ Applaudissement, cit. 8). || Jouer des coudes (cit. 9), bousculer les gens pour se frayer un passage. || Il eut de la peine à se frayer un chemin (cit. 8) jusqu'à la sortie.
3 Comme les conquérants de l'Amérique, César était souvent obligé de se frayer une route la hache à la main, de jeter des ponts sur les marais (…)
Michelet, Hist. de France, I, II.
4 (…) un homme encore jeune (…) se frayait un passage parmi les banquettes, au travers des spectateurs, se dirigeant vers le passage de l'entrée (…)
Ed. de Goncourt, les Frères Zemganno, LXVII.
5 Il fallait suivre René qui se dirigeait avec sûreté entre les pins et les arbrisseaux, écartant les branches pour lui frayer passage.
J. Chardonne, les Destinées sentimentales, p. 388.
(Sujet n. de chose). || Rivière, route qui se fraye un chemin dans la nature (→ Cœur, cit. 23).
6 (…) une fissure à peine visible, qui, partant du toit de la façade, se frayait une route en zigzag à travers le mur (…)
Baudelaire, Trad. E. Poe, Nouvelles histoires extraordinaires, « Chute de la Maison Usher. »
(XVIe). Fig. Frayer la voie, le chemin à quelqu'un : lever les obstacles, aplanir les difficultés en allant de l'avant, en donnant l'exemple. Préparer, tracer. || Chateaubriand a frayé la voie aux romantiques ( Devancier, pionnier, précurseur).Par ext. || Ce livre a frayé les voies de la psychologie moderne.
7 Elle (la raison) ne nous est donnée que pour nous frayer le chemin à la foi.
Massillon, Petit carême, Vérité de la religion.
8 L'on a longtemps admis qu'il existait une critique préventive, créatrice (…) propre à frayer les voies au drame et au poème, à les guider, à leur offrir un milieu favorable.
J. Paulhan, les Fleurs de Tarbes, p. 51.
Pron. (réfl. ind.). Littér.Se frayer le, un chemin : se ménager un accès en triomphant des obstacles. || Se frayer le chemin à une dignité (Académie). || Se frayer le chemin des honneurs.
9 (…) avec quels aveugles tâtonnements, quelles incertitudes laborieuses, quelles anhélations pénibles la volonté du peintre se fraye sa route à travers les obstacles.
Th. Gautier, Portraits contemporains, p. 297.
10 La vérité qu'on met dans les mots ne se fraye pas son chemin directement, n'est pas douée d'une évidence irrésistible.
Proust, À la recherche du temps perdu, t. IV, p. 18.
———
II V. intr.
1 (1307). Déposer ses œufs, en parlant de la femelle du poisson (qui frotte souvent son ventre contre le sable pour faciliter l'émission). Aleviner.(V. 1560, Paré). Par ext. Féconder ces œufs (en parlant du mâle). Frai. || Poisson qui remonte les cours d'eau pour frayer ( Remonte).
11 Les poissons fraient et produisent avant que d'avoir pris le quart, ou même la huitième partie de leur accroissement (…)
Buffon, Hist. nat. des animaux, Le cerf, in Œ., t. II, p. 517.
2 (Fin XVIIe). Fig. || Frayer avec qqn, frayer ensemble : avoir des relations familières et suivies. Fréquenter. || Ces deux hommes ne frayent pas ensemble (Académie).REM. De nos jours, frayer avec a généralement une nuance péjorative ou condescendante. Il ne veut pas frayer avec eux. → Se commettre avec qqn.
12 Cette cabale (de Meudon) frayait avec celle des seigneurs.
Saint-Simon, Mémoires, 238, 169.
13 Elle allait croire qu'il frayait avec les gens du commun.
Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, V.
14 Du reste, il frayait peu avec ses collègues, qu'il honorait d'une considération relative mêlée d'une pointe de méfiance (…)
Courteline, le Train de 8 h 47, I, V.
15 Le rabbin me fait d'amères doléances sur la fierté des rivaux de la rue proche, qui ne veulent jamais consentir à contracter mariage, ni même à frayer avec ses paroissiens.
Loti, l'Inde (sans les Anglais), III, XII.
16 Les deux fils du docteur Leenhardt étaient ceux avec qui je frayais le plus.
Gide, Si le grain ne meurt, I, IV, p. 109.
(Déb. XXe). Absolt. Se lier. || Il est timide et ne fraye pas facilement.
——————
frayé, ée p. p. adj.
(Voir ci-dessus à l'article).
DÉR. Frai, fraie, frayage, fraye, frayement, frayère, frayoir, frayure.
HOM. 2. Frayer.
————————
2. frayer [fʀeje] v. intr.
ÉTYM. 1359; fraier ou freier, 1260; de l'anc. franç. frait, fret « dépense, frais ».
Vx. Faire des frais, dépenser.REM. Ce verbe est donné comme transitif par Furetière (1690).
DÉR. et COMP. Frayant. Défrayer.
HOM. 1. Frayer.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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